Ca y est, Lua est insomniaque, il est 1h30 du matin, il y a cours demain, mais dormir ne lui vient pas à l'esprit. Connexion à Skyblog. Ca fait toujours du bien de revenir de temps en temps, écrire un petit article, une petite entrée parmi les jours qui passent. Oui les jours passent, cela fait presque un mois et demi que nous sommes en Première, qu'on s'y plait pas trop mal. Et que nous partons ensemble à Londres dans 29 heures. Oui. Une semaine à Londres. Fabulous Four (L).
Pourtant un énorme ras le bol bouillone en moi, s'agrandit, est alimenté chaque jour, et explosera bientot. Quelle cause? Une accumulation de faits qui s'ajoutent et se combinent depuis un bon bout de temps, qui risquent de donner du gros, du vraiment très gros. Ca va craquer, bientot, je le sens venir. Ca sera pas joli. Je suis énervée, je suis stressée, parfois meme je suis déséspérée. Pourquoi. Je ne sais pas.
La reprise des cours, la routine, tout cela, lé résumé d'une vie banale et inintéressante; les vacances...et les cours, puis de nouveau les vacances, et puis, ah, bah, les cours. Vie rythmée d'obligations, de semi-liberté, puis le retour à la vie active qui nous est imposée. Sans vouloir me plaindre. Juste trouver qu'à un moment, ça commence à ennuyer. Qu'il serait bon de tout lâcher et de faire le tour du monde, un petit tour dans les étoiles, là haut, puis revenir comme si de rien n'était. Pour s'épanouir, se renouveller, se retrouver soi meme. Mais non, que penses-tu, ce n'est pas possible, ce n'est pas conforme à la vie commune, et si tout le monde faisait ça, et si tout le monde se rebellait. OUI. Et si tout le monde se rebellait? Les bons élèves, après leur bac, n'iraient pas en Classes Préparatoires à travailler comme des fous pendant deux ans, pour être acceptés dans les grandes écoles, où ils enchaineraient 5 ans d'études, auraient tellement de qualifications qu'il trouveraient tout de suite un métier qui leur prendrait tout leur temps. Ils auraient satisfait leur monde, tel qu'il est, ils rapporteraient de l'argent aux Etats, s'enrichisseraient, fonderaient une famille, vivraient tranquilles, mourraient. Fin de l'histoire. Tristesse. Et le reste?
Le reste?
Tous les milliers d'horizons et points de vue différents de cette planète, tous ces aspects du monde qui NOUS appartient qui ne seraient jamais découverts? Mais comment est-ce possible d'assumer que la seule vie valable, la seule vie qui pourrait satisfaire notre bonheur, soit celle que l'on nous impose et qu'on nous dicte? Tu fais ça, ça et ça, et puis c'est bon tu fais ce que tu veux. Liberté limitée. Liberté retenue. Liberté inexistante?
Incompréhensible et pourtant si logique. Nous vivons dans un monde corrompu, les gens ne savent plus ce qu'ils veulent, on leur dicte les désirs et les besoins qu'on aimerait qu'ils aient, jusqu'à ce qu'ils croient que ce sont les leurs. L'on nous fait croire que nous sommes libres, et pourtant, moralement, nous sommes totalement controllés. Que faire? A notre niveau, rien, il paraitrait. Vivre, en acceptant ces contraintes, tenter de faire le mieux possible avec ce que l'on nous offre. Et puis vivre au conditionnel, se demander ce que serait la vie si ceci, si cela... Mais ces contraintes ne seront jamais acquises. Car ces contraintes one été testées dans le passé, ont donné lieu à des révolutions, à la discrimination, aux classes sociales.
Et les gens cherchent en vain le monde parfait, où les désirs et actions de chacun seraient accomplis dans une harmonie parfaite, où les hommes vivraient heureux et sans souci du fonctionnement du monde. Ce monde parfait n'existe pas. Il n'existera jamais. Les hommes ne trouveront jamais l'Utopie, cet eldorado intouchable et totalement hors d'atteinte. Alors les hommes font de leur mieux possible pour trouver une solution qui convient à tous. Forcément, il y a des exceptions, beaucoup d'exceptions.
Pour ma part, je suis une exception. Ce monde ne me convient pas. Tant de choses ne conviennent pas. Et il serait tout simplement inutile de les énumerer et tenter de trouver des solutions à chaque problème. La meilleure chose que nous pouvons faire, c'est nous rendre compte de ces problèmes, et, pas à pas, tenter de les résoudre petit à petit, sûrement en vain, mais pour montrer qu'ils comptent.
Comme je le vois, c'est cause perdue.
Pourtant quelques espoirs subsistent. Accrochons nous.
Pour ne pas tuer notre fraîcheur et nos motivations et ambitions.
C'est possible.